Noyon : Yan Hélin formateur de pilotes de drones

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Régis Lefèvre, journaliste est venu nous rencontrer dans notre centre de formation de télépilote de #drone, il nous a écouté, questionné et en a ainsi rédigé un article pour le Parisien.

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Noyon : Yan Hélin est le premier formateur de pilotes de drones

Régis Lefèvre | 09 Nov. 2015, 17h04 | MAJ : 09 Nov. 2015, 17h04

 

Noyon. Yan Hélin vient de lancer la société Drone d’école. Elle permet aux amateurs de ces petits aéronefs d’en faire un loisir ou de s’en servir dans leur métier.

Noyon. Yan Hélin vient de lancer la société Drone d’école. Elle permet aux amateurs de ces petits aéronefs d’en faire un loisir ou de s’en servir dans leur métier. (LP/R.L.)

Passionné d’aéromodélisme, ancien cadre commercial, Yan Hélin, à 39 ans, vient de trouver sa voie. En créant la société Drone d’école, il est, en effet, le premier Picard à exercer la profession de formateur de pilotes de drones.

Le siège social, au campus Inovia, à Noyon – l’ancien régiment de marche du Tchad – lui permet de disposer de locaux, et surtout d’un immense espace pour accomplir sa mission.

« Face aux réglementations imposées par la DGAC (direction générale de l’aviation civile), il est nécessaire d’effectuer une formation pour devenir télé-pilote, dit Yan Hélin. Les élèves doivent comprendre qu’on ne peut pas se servir d’un drone n’importe où et dans n’importe quelles conditions. »

Les sessions qu’il compte mettre en place dureront 15 jours et coûteront 2 600 € par personne. Elles comporteront une partie théorique avec un pilote d’avion professionnel, et des cours pratiques. « J’assure moi-même cette partie pratique. La première chose que doivent savoir les apprenants, c’est la manière de sécuriser leurs vols. »

« Mes premiers clients sont intéressés par l’usage des drones soit dans le cadre de leurs loisirs, soit dans leur vie professionnelle, poursuit-il. J’ai des contacts qui vont se concrétiser avec des spécialistes du cinéma qui vont réaliser un documentaire sur les batailles de la Somme, et avec des ingénieurs désirant développer des capteurs qui serviront à des agriculteurs. »

Une fois le stage chez Drone d’école mené à bien, la route est encore sinueuse pour les futurs pilotes. Il leur faut monter un dossier pour la DGAC et apprendre la procédure, souvent très complexe, de cette spécialité. « C’est un véritable parcours du combattant », reprend le formateur noyonnais. Même s’il est aujourd’hui très répandu, l’usage de ces multirotors n’en est qu’à ses balbutiements, selon Yan Hélin : « Ces robots volants, bardés de technologies exclusives et innovantes, laissent à penser que nous n’avons pas fini de parler d’eux, mais qu’en même temps, nous n’en sommes encore qu’à l’an zéro ».

« Pour les clips, c’est beaucoup moins cher »LUDOVIC BAMBOUX, élève pilote

(DR.)Il est président de l’association noyonnaise Yakamovie qui organise des activités ludiques et artistiques dans la région. A ce titre, il est l’un des premiers élèves de Yan Hélin. « J’ai participé à des cours théoriques et pratiques depuis le mois de septembre, et cela me donne déjà des idées pour des projets de clips musicaux, confie Ludovic Bamboux, 32 ans. Dans ce genre de tournage, les drones ont une qualité essentielle : ils évitent l’utilisation de passerelles, de bras télescopiques ou de caméras sur une nacelle, qui sont très coûteux et offrent moins de possibilités. Pour les clips, c’est beaucoup moins cher. De plus, avec un drone, on peut tout faire, y compris des vues à 360 °, ou panoramiques. »

La cathédrale de Noyon se découvre dedans et dehors

(Photo Yan Hélin)Formateur, Yan Hélin est aussi réalisateur. Il vient de le prouver en réalisant un clip sur la cathédrale Notre-Dame de Noyon, où, pour la première fois, un mini-robot a survolé l’édifice, dedans comme dehors. « Cela a permis au public de découvrir la cathédrale sous un tout autre angle », explique Yan Hélin. Et d’envisager de nouveaux tournages : des projets existent, notamment, avec le Pays noyonnais, afin de présenter les activités économiques de la structure intercommunale. Mais aussi avec celle des Deux vallées, à partir de la péniche-croisière l’Escapade, stationnée à Longueil-Annel.

Accès au clip sur la cathédrale de Noyon via YouTube ou Facebook.

Le Parisien

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